Autorisation

 

NON A UN PROJET SURDIMENSIONNÉ

Avec la fin de l’été, le  comité a terminé de recueillir les « Observations » concernant le projet de construction d’un centre pour RMNA à Aïre. Il s’agissait de rencontrer les habitants au-delà du périmètre d’opposition arrêté à 200 mètres mais aussi les locataires d’immeubles locatifs situés dans ce périmètre. Une fois encore, la récolte de signatures a été fructueuse et encourageante si nous devions envisager arriver au stade « Oppositions » à ce projet insensé. Les locataires comme les propriétaires, habitants de longue date à Aïre, mais de nationalités diverses sont unanimes : un centre RMNA n’a pas sa place à côté d’une école avec des classes enfantines et primaires. Ce projet est jugé inadéquat et inapproprié. Face à ce résultat sans ambigüité, il semble donc que la voix populi avec son bon sens devrait l’emporter dans ce bras de fer à trois : le peuple, la commune de Vernier et le canton de Genève. C’est hélas faire fi de manquements de l’exécutif verniolan, qui par un silence assourdissant de l’un, une complaisance coupable d’un autre, a livré une des plus belles parcelles d’Aïre à un projet cantonal surdimensionné. Le canton de Genève que représente le Conseiller d’Etat Mauro Poggia n’en demandait pas tant !

Pour cela, nous devons combattre tout projet excédant le nombre de 40 à 50 mineurs non accompagnés, comme le recommande la Fondation suisse du Service Social International et la résolution, votée à l’unanimité, par le Conseil municipal. Dès lors, ce terrain de plus de 12’000 m2 semblera hors sujet pour une plus petite implantation qui ne pourrait être envisagée que sur un autre emplacement dont une liste de terrains a été remise au cabinet de Monsieur Poggia. Ceci est la voie du bon sens citoyen et la fin d’un angélisme qui n’a plus sa place face à une population qui s’interroge de plus en plus. Il est bon de rappeler les valeurs et les buts de notre Association pilotée par un comité. Ce dernier, composé de femmes et d’hommes faisant passer l’intérêt des habitants de la presqu’île avant leur propre sensibilité politique, tient à conserver une qualité de vie paisible pour les résidents passant par une croissance bien maîtrisée et une planification immobilière judicieuse afin d’assurer un environnement de pérennité aux générations futures. Les termes généralistes utilisés tels que « cohésion, intégration et vivre ensemble » ont atteint chacun leur limite électoraliste et leur vacuité.

Si le projet de ce centre pour RMNA a été esquissé sur plans et maquettes, il en va tout autrement du financement de celui-ci. Le canton de Genève apportera sa contribution en payant le volet « construction ». Par contre, le flou est total quant à la facture « coûts de fonctionnement annexes », la commune de Vernier demandant l’aide du canton, de surcroit pour un projet, revu à la hausse, pouvant accueillir quelques 130 réfugiés dont 88 mineurs. A cette demande, le canton de Genève par les déclarations de Monsieur Mauro Poggia est formel : il n’y aura pas renégociation ! Il est de plus notoire que l’état des finances de Vernier est préoccupant, la presse locale, par la Tribune de Genève, ayant consacré des articles à ce sujet. En rajoutant à cela une déclaration du 29 mai 2017 à RTS par un membre du triumvirat exécutif : « Vernier est la commune à Genève qui connait la plus grande précarité », les citoyennes et les citoyens d’Aïre-Le Lignon ont le sentiment d’être les abandonnés et les sacrifiés de la part de leurs élus au plan communal comme au cantonal.

Le comité n’est pas indifférent au désespoir des populations poussées par la guerre sur les chemin de l’exil mais nous relevons au final que la commune de Vernier a déjà une large part de zones sensibles par ailleurs fort mal partagées au niveau des communes du canton.

Lors de rencontres avec les habitants, les membres du comité se félicitent que nombreux de ceux-ci désirent adhérer à notre Association. Ceci assurera leur participation à l’Assemblée Générale qui se tiendra au printemps 2018.